samedi 19 juillet 2008

Départ pour Prague

Après avoir bouclé nos valises respectives (et en mixant nos affaires, en cas de perte d'une des deux valises dans les transferts), nous fonçons à la gare de St Sulpice.
Un train St Sulpice - Toulouse Matabiau (en retard comme d'habitude), un transfert Toulouse Matabiau - Blagnac assuré par la Burgees Team et un Ice Tea plus tard nous voici dans le Toulouse - Paris CdC.

Arrivée à CdC à l'heure, puis sprint à travers l'aéroport pour prendre notre correspondance pour Prague. Le trajet se passe bien (l'atterrissage est un peu brutal).

A 20h00, le hall des Arrivées de l'aéroport de Prague est absolument désert. On attend nos valises pendant un peu de temps : c'est bon, chacun récupère la sienne, en bon état. Maintenant, direction les distributeurs d'argent, pour retirer nos premières couronnes tchèques. Nous trouvons des distributeurs de la KB (Komerční banka) qui n'est autre que la Société Générale (donc politique de change et de coût de retrait plus avantageux pour moi qui suis à la SoGé).
Puis nous partons à la recherche d'un taxi. Il y a plein de petites "paillotes" qui proposent des taxis, à des tarifs divers (au kilomètre, à la zone, etc.). 

On prend finalement un taxi AAA, qui était recommandé par Le Routard pour l'honnêteté des chauffeurs (compteurs réglos...). Ce ne sont pas les moins chers mais nous sommes fatigués et nous n'avons qu'une envie : arriver à l'hôtel (nous sommes partis de chez nous à 12h30 et il est 20h30 !).
La radio du taxi distille une musique pop électro tchèque, qui fait assez kitsch à l'oreille. Le chauffeur conduit vite, très vite et passe limite au feu rouge.

Nous arrivons sains et saufs à l'Hôtel Tosca. Le réceptionniste ne parle pas vraiment anglais, mais il est sympa et on arrive à communiquer. On prend nos cartes-clés et direction le 4° étage pour une chambre donnant sur la cour intérieure. Manque de chance, impossible d'ouvrir la porte : la serrure électronique est hors-service. Come back à la réception, re-explication de "comment passer la carte dans la serrure"... et re-échec. Finalement, on nous attribue une autre chambre. Elle semble moins bien que la précédente : elle est au 2ème étage et donne sur la rue où passe un double couloir de tram. Elle est un peu bruyante, malgré le double vitrage "tchèque" (i.e. 2 fenêtres superposées).
Mis à part cela, la chambre n'est pas trop mal : elle fait assez moderne. La moquette et la couverture sont un peu usées mais propres. La salle de bains et la chambre sont spacieuses. Un grand  placard se situe dans le mini vestibule qui dessert la salle de bains et la chambre.

Il est 21h30, il est grand temps de dîner. Nous sommes dans un quartier peu touristique et nous n'avons pas spécialement vu de restaurants dans le coin. Nous demandons conseil au réceptionniste qui nous indique une hospoda à 50m de l'hôtel "U Ceṡtu". Mais quand nous y arrivons, nous nous rendons compte qu'elle est fermée pour congés du 17 au 21 juillet. 
Nous décidons d'aller jusqu'à Naměsti Mirú (il y a l'air d'avoir un peu d'animation à cette heure là) et on regarde ce qu'il y a, sans aucune idée des prix pratiqués dans ce quartier qui a l'air assez "chic" mine de rien. 
Il y a une pizzeria (Grossetto), un bar-restaurant façon lounge (Cheers). Va pour le Cheers

Les serveurs sont accueillants, un peu surpris de voir des touristes surtout à cette heure assez tardive. S'ils ne parlent pas anglais, ils sont patients et on arrive à se comprendre par signes et sourires. Le repas est bon, pas spécialement cher. 
P. a pris un goulasch qui s'est révélé très bien cuisiné et présenté, pour 125 (5 euros et des poussières au 19 juillet 2008). J'ai testé leurs mojitos qui sont tout simplement déments (et vraiment pas chers du tout).
Au moment de payer l'addition, nous n'oublions pas de payer également le service (nous laissons pour le service environ 10% de la note), car celui-ci n'est pas compris (contrairement à ce que nous connaissons en France).

Nous retournons  à l'hôtel. Nous décidons de visiter le Château de Prague le lendemain. On redoute un peu de passer à côté de certaines choses, car nous ne sommes pas vraiment des spécialistes de l'histoire de la République Tchèque. C'est pourquoi nous nous décidons à faire une visite guidée, avec l'organisme AvantGarde Prague (avantages : en français et sans réservation préalable). Il nous faudra être aux portes du Château avant 10h00 (et on va pouvoir tester le fameux tram rouge :) ).

Dobrou noc ! (Bonne nuit !)

samedi 14 juin 2008

Guided tour of Prague or not ?

Bon, partir dans une ville et la visiter c'est bien. Les guides genre LonelyPlanet et Le Routard, c'est pas mal pour avoir un topo sur les bâtiments, statues, places et autres curiosités.

La visite guidée, c'est plus vivant. Mais en général (généralité certes, mais issues de nombreuses expériences en France et à l'étranger), ça ressemble à un immense troupeau de 20 à 40 personnes, rassemblant des gens intéressés, puis ceux traînés de force à cause du lien familial et qui n'ont en "rien à carrer" de la visite (typiquement les enfants, petits et grands), les parfaits touristes qui vous bousculent pour être les premiers à photographier la chaise où se serait assis Bonaparte, et j'en passe.

Pour moi visiter avec un guide, ce n'est pas suivre une masse qui écoute sans rien dire. J'aime pouvoir poser des questions sur les lieux alentours, avoir des précisions, connaître l'histoire du pays pour mieux comprendre celle de la ville et des lieux visités. J'aime être dans un groupe à taille humaine, où le guide n'a pas besoin de hurler ou d'utiliser un micro pour être entendu. Bref, vu mes exigences, ça risque d'être très compliqué. 
Surtout qu'apparemment, à Prague, les langues les plus parlées (hors le tchèque évidemment), c'est l'Allemand (c'est cuit pour moi, pour P. ça peut peut aller), suivi par l'Anglais (ouf !).
Visites en Anglais a priori (si on en fait).

Puis suite à une balade sur le Net, en cherchant des bons plans donnés par des Français expatriés à Prague, je suis tombée sur l'excellent "Prahoo-Notre vie d'expatriés à Prague" (plein de petits conseils utiles et de bonnes adresses), qui donnait en lien une agence "de voyage" francophone à Prague Avantgarde Prague

Avantgarde Prague organise des visites guidées en français sans réservations, avec réservations, particulières, des  réservations d'hôtels dans des quartiers sympathiques, des bonnes adresses d'Hospoda, etc. Le plus simple est d'aller visiter le site web d'Avantgarde Prague, vraiment très complet ! Et si besoin est, pour les contacter, on peut utiliser le français ;-)

Leurs prix paraissent honnêtes par rapport aux autres offres (via des organismes ou des guides indépendants, tous certifiés et ayant un permis). Référence à garder sous le coude au cas où, j'imprime le catalogue des visites sans résa d'Avantgarde Prague, au cas où on se déciderait une fois sur place.

-#-#-#-#-#-#-

Maintenant, il n'y a plus qu'à (re)vérifier qu'on a tous les papiers nécessaires : assurances, papiers d'identité, ordonnances (pour justifier la présence de mes médicaments en cabine (Ventoline et associés) lors du vol).

Il faut également faire la demande de carte de sécurité sociale européenne (la Vitale ne fonctionnant pas à l'étranger et le fameux formulaire E111 étant défunt). Cette demande est à faire 15 jours au plus tard avant de partir. 
Bon, nous on l'a fait pile 15 jours avant (demande par mail) et on a reçu une attestation de sécurité sociale valable pour 3 mois (apparemment 15 jours c'est trop court pour avoir sa belle carte format CB en plastique gris : on la recevra à notre retour, valable pour un an).

Ah, et puis, il faut aussi que je m'achète une valise (ça peut s'avérer utile) : va pour une valise rigide (pour protéger les affaires en cas de manipulation hasardeuse au chargement de la soute), et de taille raisonnable. Et qui accessoirement n'ait pas l'air de ne tenir en forme que grâce à l'intervention du St Esprit. Banco pour une Samsonite (et mon compte en banque grinça des dents).


Edit : la Samsonite a vécu des moments terribles au retour de Prague... je m'en tire avec un constat de détérioration de valise neuve (heureusement que j'ai pris une marque (qualité associée, etc.) car sinon c'est plus difficile pour se faire rembourser les réparations ou racheter une neuve si elle est irréparable). Mais victoire, mon bretzel géant n'a même pas perdu un grain de sel dans l'histoire, rien n'a été cassé ou abîmé ! Ma valise rigide a fait son boulot, au prix de sa forme.


mercredi 4 juin 2008

Vols, hôtels et budget !

Maintenant, la chasse aux vols et hôtels pas trop chers commence (je rappelle qu'on est à un gros mois des dites vacances). Je n'ai pas envie de passer par un tour opérateur, j'aime être libre de mes choix de courrier, hôtel, visite, etc.

S'envoler...

Je commence par trouver des vols Air France à 200 euros (taxes comprises) aller-retour (soit 100 euros le trajet). Bon, ça reste cher, mais vu la date, les low-costs sont tous aussi chers (voire plus !) et avec des horaires de dingue et des aéroports peu accessibles pour nous. 
J'aurais bien tenté le gymkhana du style "low cost Toulouse>Paris puis AirFrance Paris>Prague", mais ça faisait plus cher au final. Donc, pas de regrets.
Astuce pour des billets Air France à des prix intéressants, il faut aller dans la section "Promotions". Selon la destination, et la date de départ ET de retour, le prix du billet peut valoir le coût !
Et encore un truc, le mercredi sur le site des promotions Air France, il y a des offres encore plus spéciales !

Se loger...

C'est là que le bât blesse. Si le niveau de vie est abordable (repas, etc.), les hôtels de Prague se sont alignés sur les prix parisiens. 
Solution : les hôtels en périphérie, moins chers que dans les quartiers de Mala Strana, Stare Mesto, Josefov et Nove Mesto. Même si le réseau de transports pragois (bus, tram, métro) est très bien développé, on n'a pas trop envie de devoir faire 30 minutes de transports en commun pour aller dans le centre historique (vacances, hein...).

Têtue, je continue à regarder les hôtels en bordure de zone touristique. En parallèle, je consulte les diverses critiques de voyageurs sur la propreté/calme de l'hôtel. Et là, coup de bol. 
Je trouve un hôtel à 10 min à pieds de Venceslas Square, à 15 min à pieds du Pont Charles. Ce charmant hôtel 3* propose quelques chambres à 66% de réduction. Ce qui nous fait une chambre à 66 euros la nuit, pour deux personnes, petit déjeuner compris. 
Apparemment, certains hôtels pratiquent pas mal ce genre de réduction massive si on réserve par Internet. Il faut quand même prendre le temps de comparer les prix annoncés par les centrales de réservation. L'une d'elle (pour le même hôtel, aux mêmes dates, mêmes prestations) me faisait payer 90 euros par nuit. 
En fait, l'hôtel reçoit la même somme dans un cas comme dans l'autre, c'est la réservation qui est plus ou moins chère.
La centrale que j'ai choisie pour réserver à l'hôtel Tosca, est CentralR. Ils demandent seulement le paiement de la réservation (une trentaine d'euros dans mon cas). Le règlement des nuitées se fait directement à l'hôtel. Ils envoient une bonne documentation de réservation (avec la procédure d'annulation, la preuve de réservation à 66 euros la nuitée pour 2 personnes, etc.). Elle sera à présenter le jour d'arrivée à l'hôtel : ne surtout pas l'oublier à la maison !

Se restaurer...

D'après les souvenirs récents de M. et de C., se nourrir à Prague revient à  4-5 euros par repas (bière (0,5 L), soupe et plat principal), pour peu qu'on évite le coeur historique. Il faut dire qu'un plat principal suffit amplement au repas, le dessert est optionnel. Avec dessert, il faut compter dans les 8 euros.

Le transfert Aéroport-hôtel-aéroport

Il faut compter dans les 25 euros par trajet (il y a une grosse demi heure de route dans notre cas). La compagnie de taxi n°1 et honnête (les compteurs sont à 0 au départ et ils donnent un reçu) est AAA. Ils sont repérables à leurs taxis jaunes façon yellow cabs.

Budget prévisionnel minimal

Au total, le séjour nous coûte déjà (par personne) pour une semaine :
  • 200 euros de vol (via AirFrance, une correspondance à Charles de Gaulle à l'aller, une à Lyon-St Exupéry au retour),
  • 25 euros de transfert (via taxi AAA),
  • 200 euros d'hôtel (chambre double, avec SdB, frigo et télé, petits déjeuners compris),
  • 65 euros de repas (en comptant 6 repas à 5 euros et 6 repas à 8 euros) minimum (pauses café non comprises, extras (boissons autres que bières) non compris).
Soit un total minimum de 490 euros.

Soit carrément moins cher que les offres "7 jours - 6 nuits" en pension complète et vols compris, qui culminent à 650/700 euros (hôtel 3*, petits déjeunes non compris, vols low costs, transferts non compris).

Faire son plan de vol et d'hébergement ne prend pas longtemps (2 heures au cumulé pour moi), et coûte moins cher.

Astuce pour voir si l'hôtel est bien situé, bien desservi par les transports, proche de restaurants, brasseries et autres, de Bankomats (guichets de retrait automatique), etc. : allez sur le Mappy Tchèque, à savoir Mapy.cz
Amusez-vous à aller à l'adresse suivante (celle de notre hôtel) : Blanická 718/10, Vinohrady, Praha. Cliquez sur les mini icônes (métro, restau, bus, pharmacie, Poste...) : on y trouve les numéros de téléphone, les heures d'ouvertures, parfois des photos, le nom du gérant du restau, les numéros de lignes de tram qui desservent l'arrêt, etc. De quoi prévoir la suite du séjour sans stress ! 
Notre Mappy.fr peut aller se rhabiller !


Moi contente :-)


mardi 3 juin 2008

Destination Prague !

Cette année, c'est décidé, on part en vacances ! 
Question destination, on voudrait quelque chose qui rentre dans le budget sans le saigner. Et ne pas avoir à faire trop de route/vol (une semaine ça passe vite alors, on va éviter les trajets de 24h).
Et puis, on souhaiterait éviter les hôtels clubs et les destinations très à la mode chez les Français en été (quel intérêt de partir à l'étranger si c'est pour ne se trouver qu'avec des compatriotes ?). 
Exit le sud et le bassin méditerranéen. Pourquoi pas l'Europe de l'Est ? Des amis et des membres de la famille y ont vécu ou y vivent encore. Leurs avis sont globalement positifs, il y a beaucoup de choses à découvrir, le dépaysement est garantit. La barrière de la langue ? Même pas peur !
On hésite entre Bucarest, Budapest, Prague (oui, on préfère visiter tranquillement une ville que de courir le pays pendant 7 jours en voyant trop de choses trop vite).
Bucarest manquerait un peu de charme (beaucoup de monuments ont été détruits ou très abîmés sous le communisme, et l'architecture est très marquée par cette époque, dixit C. qui y vit et ses photos de la ville). Notre coeur balance entre Budapest et Prague. On récolte des avis auprès d'amis qui ont visité les deux villes. Chacune à son charme mais c'est unanimement qu'ils nous recommandent d'aller à Prague avant de voir Budapest. Va pour Prague, la ville aux cents clochers !